Chimie verte : boost des matériaux biosourcés

Les matériaux biosourcés, une autre facette de la chimie verte

En France, le secteur des matériaux biosourcés c’est :

  • 24 000 emplois directs,
  • une croissance de 6% par an,
  • une forte dynamique d’innovation,
  • 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires (10% du secteur global),
  • et surtout le plus fort chiffre d’affaires par emploi de toute la bioéconomie : 400 000€

Ces chiffres illustrent bien que la chimie biosourcée a un fort impact écologique et qu’elle arrive aujourd’hui à maturité. En effet, la chimie du végétal puise dans la biomasse renouvelable et exploite beaucoup le sucre (de betterave ou de canne) et tous ses dérivés : farine, amidon, cellulose, lignite…

 

  • Une filière française plus structurée

L’hexagone est le premier pays agricole et la deuxième puissance chimique au niveau européen. Avec plus de 200 usines et centres de recherche, la France est donc en passe de devenir championne de la bioéconomie.

La cartographie éditée par l’Association Chimie du Végétal démontre bien que les régions agricoles ainsi que Lyon et Marseille sont la locomotive du secteur.

Grâce à la chimie biosourcée, la valorisation est triple avec : les ressources non comestibles (ricin, algues, guar…), les déchets de l’agroalimentaire et les sous-produits du bois (écorces, tiges).

  • Focus sur un procédé du plastique biosourcé plus écologique

A moyen et long-terme, les plastiques à base de pétrole seront progressivement remplacés par des polymères biosourcés (le PET par le PEF par exemple). Cependant, les procédés de fabrication sont encore loin d’être aboutis économiquement et écologiquement. C’est pourquoi, une équipe de chercheurs japonais et néerlandais se sont penchés sur la question. A l’heure actuelle, les résultats sont encourageants et ouvrent la voie vers une possible industrialisation du PEF.

  • AFYREN s’apprête à ouvrir une première usine

Un des acteurs du secteur fait beaucoup parler de lui en 2019 : AFYREN. Spécialisée dans la conception et la fabrication de biomolécules issues de la revalorisation de biomasse non-alimentaire, la société a su relever le premier défi de la R&D pour pouvoir ouvrir sa première usine. Pour cela, la société et le fonds SPI injectent 50 millions d’euros qui iront jusqu’à la commercialisation. Ouverture prévue en 2021 à Carling-St Avold pour générer 60 emplois, produire 16 000 tonnes d’acides organiques par an et générer un chiffre d’affaires d’environ 35 millions d’euros.